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Filtering by Category: Art

REGLA - Nicola Lo Calzo

Olivier Ponsoye

Le Fonds Buchet Ponsoye a contribué à l’édition du livre Regla, recueillant le résultat du travail photographique de Nicola Lo Calzo sur les espaces de résistance et l’afrohéritage à Cuba.

A Cuba, le mot regla est polysémique. C’est le nom de la ville portuaire de Regla, située à la périphérie de la Havane, considérée comme l’un des centres religieux les plus importants. Regla fait également référence aux trois religions afro-cubaines majeures que sont la Regla de Ocha ou Regla de Ifá, plus connue sous le nom de Santería, la Regla de Palo, et la Regla Abakuá. En espagnol commun, regla signifie la règle, le principe, le précepte ou la loi, et par métonymie, à Cuba le vocable désigne le régime cubain. Cuba a deux visages. Le premier est connu du grand public, c’est le visage de la Révolution cubaine, le visage du mythe, de la Patrie… Le second visage de Cuba est souterrain, silencieux, secret, invisible à la plupart ; il prend la figure de sujets singuliers, de Cubains ordinaires, de la masse de travailleurs qui, une fois rentrés chez eux après une journée de devoir patriotique, quittent le « Nous » de la nation pour retrouver le « Je » de leurs différences, de leurs particularismes, de leurs imaginaires multiples et contradictoires.   

Cette expression du « Je » doit beaucoup à la culture afro-cubaine, née au cœur de la plantation esclavagiste, comme réponse de survie et de résistance à la barbarie. Au cours de son histoire, le legs africain, en dépit de la violence du régime colonial, a été transmis de génération en  génération au sein d’espaces confinés, autorisés ou non : le barracon (le quartier des esclaves à l’intérieur d’une exploitation agricole), le palenque (une communauté d’esclaves marrons réfugiés dans les forêts) et lecabildo, (une confrérie autorisée de Noirs aux marges des centres villes). Avec le démantèlement du système colonial, les barracones et les palenques perdirent progressivement de l’importance, en faveur de la tradition urbaine des cabildos, dont est issue la plupart du patrimoine afro-cubain contemporain.  

C’est ainsi que, cent trente ans après l’abolition de l’esclavage, les comparsas du Carnaval, la Regla de Ocha, la Regla de Palo Monte, la société secrète Abakuá, sont restées des pratiques religieuses et séculières toujours très vivantes à Cuba. Ils sont des espaces sociaux de résistance et de contre-pouvoir qui puisent leurs origines dans les luttes d’émancipation des esclaves et pour l’abolition de l’esclavage au XIXème siècle.   Parallèlement aux mystiques afro-cubaines et maçonniques qui, à ce jour, ne portent pas ouvertement de discours identitaire ou politique, le mouvement hip-hop, importé des États-Unis à Cuba au début des années 90, participe aussi de façon inédite à la création d’un espace de liberté pour les nouvelles générations.   

A travers quatres voayges entre 2015 et 2016, le projet REGLA interroge, par-delà les contradictions et les discontinuités propres à chacun de ces acteurs sociaux, les connexions existantes entre l’exercice de la liberté dans la Cuba contemporaine et les stratégies de résistance et de survie des africains esclaves ou libres au temps de la colonisation. Il inscrit également, dans une perspective historique, le rôle fondamental joué par les afro-descendants dans l’élaboration de ces espaces marginaux de liberté qui contribuent sensiblement à la définition de la société cubaine contemporaine.

Nicola Lo Calzo

In Situ à la Havane: Exposition et résidence du photographe Pierre-Elie de Pibrac

Olivier Ponsoye


En 2007 Pierre-Elie de Pibrac réalise un voyage à Cuba qui s’avérera être une révélation. Sous le charme de ce pays antinomique, ce jeune étudiant de 24 ans fera de l’appareil photographique son outil d’expression par excellence et décidera ainsi de consacrer sa vie à la photographie.

Dix ans après, Cuba est un pays en pleine ébullition. L’engouement que cette île provoque dépasse même celui des années 1950 lorsque La Havane était le centre de gravitation de la Caraïbe. De nombreuses personnalités de la planète se ruent sur l’îIe : de Obama au Pape François, en passant par le patriarche Cyrille, François Hollande ou Matteo Renzi ; de Karl Lagerrfeld à Tilda Swinton, Rihana, Beyonce, Katy Perry, ou Mick Jagger – qui donnât un concert historique dans un pays où longtemps sa musique fut interdite. La liste des voyageurs – célèbres ou anonymes – qui désirent découvrir ou revoir Cuba « avant que ça ne change » est aujourd'hui interminable.

C’est précisément sous ces vents de changements, ou plutôt dans cet ouragan de renaissance, que naît ce projet d’exposition. Après avoir passé deux ans à vivre jour après jour au cœur du Ballet de l’Opéra de Paris, Pierre-Elie de Pibrac propose au public cubain de découvrir son projet In Situ - Dans les coulisses de l’Opéra de Paris. Ce projet a donné lieu à l’édition d’un Beau Livre publié aux éditions Clémentine de la Féronnière et à plus d’une dizaine d’expositions en France et à l’étranger (USA, Mexique, Italie, etc.). Cette fois-ci, le photographe choisit le pays qui lui a révélé sa passion, et souhaite partager avec ses habitants le résultat de sa rencontre extraordinaire avec l’Opéra de Paris. De plus, Cuba est une terre très marquée par la danse. La Havane possède une compagnie de renommée internationale, encore aujourd’hui dirigée, du haut de ses 92 ans, par l’une des figures majeures de la danse classique, Alicia Alonso.

Conçue avec le soutien du Fonds de Dotation Buchet Ponsoye et d’autres partenaires franco-cubains, l’exposition a été présentée dans le cadre du Mois de la Photo de La Havane et du Festival International de Ballet de cette ville. Inaugurée le 2 novembre 2016, pour une durée de 3 mois, l’exposition a été accompagné d’une série d’activités collatérales mêlant danse et photographie.

RESIDENCE ARTISTIQUE

 Depuis près d’un siècle, l’histoire de Cuba fascine, intrigue et révolte. Avec le Fonds de dotation Buchet Ponsoye, Pierre-Elie de Pibrac a conçu une résidence de création de 8 mois de durée pour retracer le passé cubain, témoigner du présent et se questionner sur l'avenir à travers un reportage sur la production sucrière cubaine.

Le sucre constitue un atout majeur de cette île et est à l’origine de la mixité culturelle et identitaire du pays, il en a dicté la politique d’immigration. Aujourd’hui, 70% des usines sont fermées, les ouvriers et villageois qui dépendaient des raffineries font partis des oubliés du régime. Il ne leur reste plus beaucoup d’options. Durant ce séjour, le photographe a pu plonger dans la vie des familles paysannes cubaines et découvrir la diversité identitaire du pays à travers le métissage du sucre et les slogans révolutionnaires.

Comme résultat de cette résidence, trois séries ont vu le jour (Desmemoria, Guajiros, Silenciar). Cette production a été récompensée avec le Prix Levallois de 2018. 

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PHILIPPE ECHAROUX: AMAZONIA Street Art 2.0

Olivier Ponsoye

LE STREET ART 2.0

Au service de l’Ecologie

Au cœur de la Forêt Amazonienne

Le photographe Philippe Echaroux, créateur du Street Art 2.0,  s‘ associe à l’Association Aquaverde, afin de faire découvrir au monde le désastre humain et écologique que représente la déforestation de l’Amazonie, Poumon de notre planète !

Philippe Echaroux se rendra durant 10 jours,du 8 avril au 17 Avril 2016, au cœur de la Tribu Surui, accueilli par leur chef Almir SuruiPhilippe Echaroux réalisera en Amazonie son Street Art2.0 comme dans chacun des pays où il s’est rendu. Cependant dans des conditions extrêmes !

Avec le Chef Almir Surui il découvrira tout d’abord la tribu et son environnement végétal.

Toujours muni de son appareil photo, Philippe commencera à prendre, avec leurs autorisations, des portraits des différents membres de la tribu.

Puis il définira, avec le chef, les lieux où, le soir, il pourra réaliser ses projections.

Philippe photographiera chacune de ses projections

L’objectif étant de créer une douzaine d’œuvres de Street Art 2.0 novatrices et impactantes. 

Ces différentes photos seront exposées en France et en Suisse, afin de renforcer le message que le Chef Almir Surui promeut à travers le monde.

Durant toute l’immersion de Philippe Echaroux au cœur de l’Amazonie, une caméra suivra les différentes étapes de l’organisation et de la réalisation du Street Art 2.0.

Ce reportage permettra aussi de découvrir la tribu Surui, son environnement, son mode de vie.

La déforestation de l’Amazonie et le travail réalisé par tous les membres de la tribu pour replanter et soigner « le poumon de la planète. 

La Tribu SURUI et le projet PAMINE :

En 2000, les chefs des quatre clans Surui se sont réunis afin de rechercher une solution pour la survie de leur peuple. A cette occasion Almir Surui, Chef du clan Gamebey, élabore son concept afin de sauver l’intégrité de la tribu et son territoire, en utilisant la reforestation comme catalyseur.

Après s’être assuré du soutien inconditionnel de son clan, il propose donc le projet de reforestation “PAMINE” qui sera mis en route par le clan Gamebey. Ce projet est intégré dans un plan global de gestion durable, sur 50 ans, du territoire des Surui élaboré par le chef Almir avec le soutien de l’ONG brésilienne Kaninde. En 2004, le chef Almir se met à la recherche d’une institution internationale, pour le soutenir dans son projet de reforestation,

il rencontre ainsi l’Association Aquaverde…Le projet PAMINE a été entièrement élaboré par les Surui eux-mêmes, selon leur propre philosophie de vie.

Ce projet engage le plus grand nombre de Suruí dans des activités préservant la forêt amazonienne dans toute sa diversité biologique

 

FESTINA LENTE d'Olivier VINOT

Olivier Ponsoye

Modeste participation à ce projet sympathique développé par le photographe Olivier VINOT. Par sa patience quête de visages de barbus divers il exécute une aubade à la diversité, marquant par la qu'un barbu n'est pas seulement sectaire et partisan d'une religion ou d'une race.

Lorsqu’Olivier débute ce projet, il ne sait pas encore jusqu’où il va le mener.

Satisfait de son parcours professionnel, le photographe se définit humblement comme « répondant aux besoins de façon créative ». Sur chaque projet, il amène pourtant bien plus : sa vision, qu’il souhaite au plus proche de la réalité, et qui décèle « le beau » en chaque personne ou situation.

Début 2015, un projet personnel mûrit dans l’esprit d’Olivier… la réalisation d’une série de portraits, qu’il ambitionne bruts, sans retouche.

Une soif de ressemblance qui naît d’une frustration à évoluer dans un monde où chacun se voit, non pas embelli, mais déformé par une correction numérique ou une mise en scène exagérée, voir exacerbée. Cette version améliorée de nous-même et de nos vies peine à duper notre ego. La société s’y perd, l’euphorie éphémère du partage d’un moment trafiqué vite rattrapée par la réalité. Olivier, qui partage la philosophie humaniste d’Oliviero Toscani « le seul but final de l’art, c’est la condition humaine », souhaite réhabiliter une vérité et au travers de son regard résolument positif, nous démontrer que l’individu dépourvu d’artifice peut être beau, à condition de s’y attarder quelque peu.

Le projet se concrétise en juin par la rencontre de celui qui sera son premier modèle. Benoit est charismatique, un barbu qui « inspire le respect » pourrait-on dire. Olivier est sensible à l’esthétique et à l’échange, à l’humain derrière la barbe. Intrigué, le photographe se documente sur les représentations « des barbus » déjà réalisées… un constat s’impose : ils sont étiquetés! Hipsters ou djihadistes, la plupart du temps. Et pourtant, en 2015, depuis de nombreuses années, et à travers les époques, la barbe est portée par tout un chacun. Parfois en signe d’appartenance à une communauté, mais pas toujours. Tenter de le deviner devient alors un exercice relevant du préjugé. Dans l’esprit d’Olivier le concept s’installe : il photographiera des barbus, sans lui-même n’en sélectionner aucun. L’intention sera de n’exclure personne. Seul le port de la barbe sera déterminant, et qu’importent le style, l’âge, les origines et tout autre critère discriminant.

Le studio photo installé à domicile, il reçoit ses modèles. Même pose, même t-shirt blanc, même décor et même traitement imposé par Olivier : ce qui est perçu comme défaut, rides, cernes… ne sera pas gommé. Le modèle s’aimera sur la photo, ou non, mais l’enjeu est ailleurs. Il acceptera de se confronter à une vision brute de son image, et le public ne saura deviner quel homme il est réellement.

D’abord envoyés par un jeune barbier parisien que l’artiste sollicite, « les barbus » finiront par se présenter spontanément, et en nombre à Olivier, séduits par la démarche et désireux de participer, non plus dans une démarche à but personnel, mais dans l’intention de contribuer à un manifeste.

Les 1000 barbus sont en marche.

L’artiste délaisse toute autre activité pour se consacrer entièrement à sa série, qu’il nommera d’après l’adage qui l’inspire « Hâtez-vous lentement, et sans perdre courage, Vingt fois sur le métier remettez votre ouvrage. Polissez-le sans cesse et le repolissez », Festina Lente.

Chaque portrait aura un numéro dédié. Preuve du caractère unique de chacun. Olivier se glisse parmi ses modèles. Son numéro? Un clin d’oeil à La grande question sur la vie, l’univers et le reste

Philippe ECHAROUX: Street Art 2.0 PAINTING WITH LIGHTS

Olivier Ponsoye

« Quand tu es photographe, tu captures la lumière tous les jours, Hop, tu la prends et tu ne la rends pas . . .

Il me semblait tellement logique, vu mon métier, d’utiliser cette dernière dans ma démarche de Street Art. Je voulais rendre cette lumière de façon à presque pouvoir la toucher. » !

Painting With Lights. C’est de cette idée de « rendre la lumière » que le projet est né.

Philippe Echaroux a ensuite pensé un projet en accord avec son éthique et son approche d’un Street Art aux codes novateurs qu’il défend fermement. Il l’a imaginé :

PROPRE

Philippe Echaroux met un point d’honneur à respecter les lieux qu’il occupe de façon éphémère sans laisser aucune trace de son passage.

STREET ART 2.0

Les nouvelles technologies, tant utilisées pour des représentations événementielles, ne sont pas encore réellement exploitées dans le Street Art.

EPHEMERE

« Painting With Lights est comme une chanson jouée en live, il ne dure que peu de temps, et pourtant il reste dans la tête pour toujours .»

Tout à commencé à Marseille avec la mystérieuse réapparition de Zinedine Zidane sur son mur emblématique de « La Corniche »

Le fonds de dotation Buchet-Ponsoye a voulu s'associer au travail de Philippe promouvant une nouvelle approche de l'écriture graphique de rue qui sensibilise les populations jeunes et moins jeunes à une forme "lettrée et figurative" de l'art de la rue par l'utilisation des techniques digitale et numérique.

 

 

 

SOCIETE REALISTE: Fiac hors les murs 2013

Olivier Ponsoye

SOCIÉTÉ RÉALISTE

 

U.N Camouflage, 2013

Impression sur textile

193 drapeaux (150 x 100 cm)

 

Présentée par la Galerie Jérôme Poggi, Paris Avec le soutien de Carolus Advisors, du fonds de dotation Buchet-Ponsoye et Doublet. Fondée en 2004 par Ferenc Gróf (né en 1972) et Jean-Baptiste Naudy (né en 1982), Société Réaliste est une coopérative d’artistes. Pour le quarantième anniversaire de la FIAC, la passerelle Léopold Sédar - Senghor est pavoisée passerelle Léopold Sédar - Senghor est pavoisée de l’oeuvre monumentale de Société Réaliste, U.N. Camouflage. 193 drapeaux, reprenant les couleurs de chacun des Etats membres de l’ONU selon un motif de camouflage, sont hissés à six mètres de haut de chaque côté de la passerelle reliant le Louvre aux Berges de la Seine rive gauche. De l’Afghanistan au Zimbabwe, les 193 drapeaux perdent leur caractère identitaire, tout en restant étrangement familier. Leurs particularismes idéologiques, politiques ou culturels se fondent dans une multitude de formes et de couleurs communes à toutes les nations. La perception de ces emblèmes nationaux se trouble aussi bien visuellement que conceptuellement.

 

 

Société Réaliste U.N. Camouflage (LGBT), 2013 Tirage numérique sur tissu opaque prestige 220g, élastique, cordon d'attache, galon or 100 x 150 cm Edition de 5 + 2 EA    Ex 1 Collection Olivier PONSOYE

Société Réaliste
U.N. Camouflage (LGBT), 2013
Tirage numérique sur tissu opaque prestige 220g, élastique, cordon d'attache, galon or
100 x 150 cm
Edition de 5 + 2 EA 
  Ex 1 Collection Olivier PONSOYE

Située sur la passerelle Solférino, l’installation U.N. Camouflage de la coopérative d’artistes Société Réaliste regroupe 193 drapeaux, évoquant de manière frappante le parvis d’un bâtiment des Nations Unies. Ferenc Grof et Jean-Baptiste Naudy ont brouillé les emblèmes nationaux en traduisant les symboles et formes des compositions initiales en un motif de camouflage militaire. Seules les proportions de couleurs de chaque drapeau restent inchangées.Dans la continuité de leur travail de détournement des symboles, Société Réaliste remet en question la volonté pacificatrice de la mission des Nations Unies en convoquant un motif propre aux forces armées. Le caractère dissimulateur du camouflage s’oppose à l’idéal de transparence des Nations Unies, introduisant un autre paradoxe. Cette organisation prône une égalité universelle qui se révèle utopique en considérant que tous les pays membres n’y sont pas équitablement représentés. U.N. Camouflage dénonce un état de glaciation géopolitique entretenu par les membres permanents du Conseil de Sécurité. Alors que les enjeux politiques généraux de l’œuvre apparaissent assez rapidement, chaque drapeau à lui seul invite à une réflexion. En respectant l’ordre alphabétique du pavoisement, comme le fait l’ONU, U.N Camouflage permet également au spectateur de reconnaître certains emblèmes qui lui sont familiers. Les couleurs ne résultent pas seulement d’un parti pris artistique : elles sont placées au rang de symbole identitaire d’un peuple. En retraçant l’histoire des pays et les liens étroits qui peuvent les rapprocher, les couleurs renvoient au mythe de la construction nationale.

Dans l’installation, le spectateur peut reconnaître le drapeau chinois par l’éclatement du motif jaune sur
le fond rouge, référence au communisme. Les pays d’Afrique subsaharienne, quant à eux, emploient majoritairement le jaune, le vert et le rouge du drapeau éthiopien, seul pays du continent à n’avoir jamais été colonisé.

Mais si Société Réaliste peut notamment faire écho aux effets plastiques du dripping de Jackson Pollock ou à la réflexion de Jasper Johns sur le drapeau américain en tant qu’icône, U.N. Camouflage se met avant tout au service d’une pensée ironique sur le renversement symbolique des valeurs nationales et onusiennes, proposant au spectateur une lecture critique symbolique, historique et esthétique.

Lola Carrel, Margot Delvert, Laura Izard et Marie Masson
Elèves de l’Ecole du Louvre